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Le Tornjak: Histoire et origines de la race

par tornjak.over-blog.com Tornjak: les infos indispensables

Il est de ces chiens aux origines clairement définies, du croisement de diverses races pour en obtenir une de beauté ou de combat, de battue ou d’arrêt, avec des dates précises concernant sa création, souvent au 19 ou 20ème siècle,

et puis il est de ces races, proches des tous premiers chiens sélectionnés par l’homme, il y a plusieurs millénaires , pour protéger leurs troupeaux et leurs campements.

Des chiens sélectionnés uniquement pour permettre aux hommes et à leurs bêtes de survivre face à une nature qui, à l’époque, était bien plus forte qu’eux.

Des chiens aux origines lointaines et mystérieuses car trop anciennes, sans dates, sans nom de « créateur », sans autre surnom pendant des siècles que celui de leur montagne d’origine, de leur couleur dominante ou de leur fonction : Ces chiens là font partie intégrante de l’histoire de l’humanité, car ils nous ont accompagnés durant les grandes migrations de l’histoire, permettant ainsi à l'homme de survivre face aux prédateurs et autres pilleurs.

Ces chiens là sont souvent plus anciens que la découverte de l’Amérique ou même la Bible : Le Tornjak, originaire des Alpes Dinariques, fait partie de cette dernière catégorie. Un chien authentique, tout proche de l’extinction dans les années 70 mais sauvé par une poignée de passionnés, et aujourd’hui en plein essor.

Nous mettons donc à disposition cet historique sur la base de traduction d'écrits sérieux et reconnus(que vous trouverez en lien à la fin de l'article), dont les détails sont communiqués à la fin de l'article

Statut en hommage au Tornjak dans la ville de TRAVNIK en Bosnie

Statut en hommage au Tornjak dans la ville de TRAVNIK en Bosnie

Vieille photos des années 70 en Bosnie

1/ histoire et ORIGINES

Intimement liées aux migrations des différents peuples qui ont colonisé les Alpes Dinariques, des illyriens aux croates, ses origines précises restent mystérieuses comme l’ensemble des grands chiens de troupeaux(patou, sarplaninac, berger du caucase, kangal, etc.). Plusieurs hypothèses ont été émises par de nombreuses auteurs à ce sujet.

L’histoire de notre Tornjak peut tout de même être découpée en 2 parties bien distinctes : Avant et après 1970.

Mais tout d'abord, que signifie le mot « TORNJAK » ?

Même si la désignation de la race est récente, ce chien, qui fût pendant des siècles sans nom officiel, a toujours été appelé, par les habitants des alpes dinariques, « tornjak », car il était connu comme étant le gardien du « tor » ou « torak », mots désignant l’enclos fait de bois permettant de regrouper les moutons, notamment la nuit.

Le tornjak était donc tenu à l’extérieur de ce dernier et montait la garde. Même si cette tâche n’était qu’une partie de son travail, le fait que ces enclos soient souvent proches des habitations, ou du moins de la bergerie, l’a rendu le plus souvent visible, aux yeux des habitants des villages avoisinants.

Il est important de noter qu’un autre de ses noms courants, avant la standardisation, était « dinarac » (prononcé « dinaratse »), signifiant « le dinarique », nom logique puisque l’on sait que les Alpes Dinariques sont sa terre d’origine.

Un "TOR" ou "TORAK", enclos fait de bois où sont gardés les moutons la nuit ou pour la tonte...

Un "TOR" ou "TORAK", enclos fait de bois où sont gardés les moutons la nuit ou pour la tonte...

Origines des chiens lors de la première sélection dans les années 70 :

Les origines de ce chien alimentent les fantasmes de nombreuses personnes, à cause notamment des querelles et tensions ethniques qui sont malheureusement toujours présentes en ex Yougoslavie et notamment dans les Alpes Dinariques, où vivent Croates, Musulmans et, dans une moindre mesure, Serbes. Le foyer originel de la race, contrairement à une idée reçue, est bien plus vaste que la simple montagne Vlasic en Bosnie.

En effet, cette dernière est souvent citée en référence car sa population, lors de la standardisation de la race dans les années 1970, a fourni bon nombre de spécimens ayant permis les premières sélections. La raison de cette pérennité locale de la race n’a rien à voir avec une quelconque « paternité », elle est simplement dût à l’évolution du monde pastoral au fil des siècles :

La problématique rencontrée avec le Tornjak est malheureusement une histoire classique de ces races anciennes bergères : L’évolution de l’élevage ovin a considérablement réduit l’intérêt des races de protection et a pratiquement causé leur disparition : à quoi bon entretenir des chiens de grand gabarit alors que le Loup a été violemment chassé, voir quasiment exterminé, et que l’élevage évoluait(demande en viande bovine plus importante, création des fermes, etc.) de décennies en décennies ? Sans oublier les innombrables conflits qui ont jalonné l’histoire des Balkans, de la conquête austro-hongroise au XIème siècle jusqu'aux deux guerres mondiales, d’une rare violence notamment en Bosnie, en passant par 3 siècles d’invasion Ottomanes. Tous ces éléments sont à l’origine d’une baisse significative des effectifs, qui, au milieu du XXème siècle, ont amené la race aux portes de l’extinction.

De ce fait, la région de Travnik(ville principale de la montagne Vlasic), où un mode de vie pastorale à « l’ancienne » a survécu jusqu’à nos jours avec bon nombre de troupeaux, de « Tor » et de prédateurs, fût l'un des principaux fournisseurs de géniteurs intéressants(avec l’Hercegovine) lors de la standardisation de la race au siècle dernier.

On considère que les régions de Travnik et de Livno pour la Bosnie, l'ensemble de l'Herzégovine(région avec la plus grosse population de loups et possédant de très loin les plus belles lignées), la région de la Lika(vallée de la Gacka), de Grobnik et la montagne Dinara(région de Knin, Drnis, Sinj et Trilj) en Croatie, étaient, dans les années 70, les 5 dernières régions à l’ élevage ovin marqué et ont fournit quasiment 100% des premiers géniteurs de la reconstitution. On sait que cette raréfaction, via différents anciens écrits, date déjà du 19ème siècle, alors qu’avant la quasi-totalité des Alpes Dinariques et même des plaines slavones possédait des chiens de protection proche de notre Tornjak.

Sandor Horvath(l’un des pionniers de la race, dont nous parlerons plus tard) se souvient également de l’incroyable ressemblance aussi bien physique que psychologique entre les différents sujets recueillis dans les années 70 pour la reconstitution de la race aussi bien dans la Lika en Croatie, la Bosnie centrale à Travnik(deux régions aux climats proches et à la forte dominance des ours sur les loups) qu’au cœur de l’ Hercegovine ou de la Dalmatie(régions arides et chaudes, aux populations de loups plus importantes que d’ours), preuve s’il en fallait de l’origine commune et quasi unique de tous ces premiers tornjaks quel que soit leur terre d’origine. Les génomes communs de tous ces chiens ont finit par le confirmer.

On ne peut donc en aucun cas attribuer la paternité « originelle » de la race à l’une des 5 régions, encore moins à la montagne Vlasic.

Les 5 régions où survivaient encore des Tornjaks dans les années 1970

Les 5 régions où survivaient encore des Tornjaks dans les années 1970

Incroyables photos de la région de Krapina en 1964, au nord de la Croatie, retrouvée par hasard par une éleveuse de Tornjak chez des amis! Preuve s'il en faut qu'on trouvait des Tornjaks quasiment partout où vivaient des Croates, et pas seulement sur la montagne Vlasic. La seconde date du début des années 70, lors d'une pause au coeur des moissons, à Tomislavgrad en Herzegovine, encore une preuve de la diversité des foyers de la race, mais toujours liés au peuple CroateIncroyables photos de la région de Krapina en 1964, au nord de la Croatie, retrouvée par hasard par une éleveuse de Tornjak chez des amis! Preuve s'il en faut qu'on trouvait des Tornjaks quasiment partout où vivaient des Croates, et pas seulement sur la montagne Vlasic. La seconde date du début des années 70, lors d'une pause au coeur des moissons, à Tomislavgrad en Herzegovine, encore une preuve de la diversité des foyers de la race, mais toujours liés au peuple Croate

Incroyables photos de la région de Krapina en 1964, au nord de la Croatie, retrouvée par hasard par une éleveuse de Tornjak chez des amis! Preuve s'il en faut qu'on trouvait des Tornjaks quasiment partout où vivaient des Croates, et pas seulement sur la montagne Vlasic. La seconde date du début des années 70, lors d'une pause au coeur des moissons, à Tomislavgrad en Herzegovine, encore une preuve de la diversité des foyers de la race, mais toujours liés au peuple Croate

Histoire ancienne et Origines : entre hypothèses et preuves historiques

En effet, de très anciens écrits relatent la présence, jusqu’au plaine de Slavonie dans le nord de la Croatie, de chiens gardiens de troupeau : on doit la description de ces chiens aux anciens registres de l’église catholique Croate, notamment le célèbre texte du père Petar Lukic, en 1752, qui décrit un :

« chien de montagne (qui) se trouve dans tout le nord de la Croatie, son rôle est de garder son maitre et ses biens, particulièrement les troupeaux des loups et autres ours. Il s’agit d’un chien de 4-5 paumes (60-75cm), avec diverses couleurs ; blanc, noir, gris, jaune, marron, feu ou fauve. Le blanc est toujours combiné à une autre couleur, et certains chiens en ont 3 différentes. Son poil est en général droit, à mi chemin entre un poil court et long, ses oreilles pendent, et sa queue est fournie », difficile de faire mieux comme description simplifiée d’un Tornjak!

Ce texte issue de la paroisse de Djakovo, au cœur de cette Slavonie plate et séparée des Alpes Dinariques par quelques dizaines de Kilomètres et une immense rivière(Sava), nous montrent qu’un chien typé « tornjak » était parti intégrante du peuple Croate, quelque soit sa géo localisation.

D’autres textes sont reconnus comme attestant de la présence de grand chiens élevés par le peuple croate, les plus anciens écrits datent du 9ème siècle, et sont encore des registres de l’église croato-bosniaque, où l’on décrit un chien de montagne typique.

les autres textes connus sont ceux du père Petar Horvat en 1374 et de certains sans auteur de la même paroisse de Dajkovo en 1067.

Par contre, on ne trouve aucun texte ancien dans les registres de l’église serbe orthodoxe de ces mêmes régions, dont l’implantation dans les Alpes Dinariques est beaucoup plus récente que celle de l’église Catholique Croate(XVIème siècle).

On peut tout de même supposer que les bergers Serbes et Valaques(premières et dernières tribus orthodoxes à s’être installées à l’Ouest de la rivière Drina, séparant la Bosnie de la Serbie mais également le massif des Balkans du massif dinarique) s’installant plus à l’ouest que leurs terres d’origines(Kosovo, Valachie, Montenegro) ont apporté avec eux de nouvelles souches de chiens et donc certainement participé, via des croisements, au Tornjak quasi définitif à partir du XVIème siècle.

On peut donc penser que l’histoire du Tornjak est fortement liée aux tribus croates, premières tribus slaves et post illyriennes a avoir colonisé les territoires de l’actuelle Croatie mais également de la Bosnie-Herzégovine. Ils ont certainement, lors de leur grande migration, depuis ce qui semble être le berceau de nombreux peuples slaves( l’ancienne Perse et(ou) le Caucase) amené avec eux l’ancêtre de l’actuel Tornjak. ²

Les Illyriens(ancêtres des Albanais), plus vieux peuple connu ayant vécu le long de l’adriatique, avant l’arrivée des Croates, possédaient également déjà des chiens, nul doute qu’à leur arrivée, les tribus Croates ont également profité de la génétique de ces chiens illyriens via des échanges et ainsi modifié, selon leur besoin, les caractéristiques de leur race.

Nous ne rentrerons pas ici dans les détails concernant ces fameux « premiers » chiens, car les débats sont nombreux et variés : On a longtemps considéré le dogue du Tibet comme l’ancêtre commun de tous les grands chiens de Berger, hors on sait maintenant que lui-même, à l’origine crée pour la protection des Yaks, descend d’un autre chien de montagne, puisque l’élevage du Yak(donc des bovins) est bien plus jeune que l’élevage ovin, dont les premières traces ont été retrouvées sur les terres de l’ancienne Perse, et qui a donc dans la foulée donné naissance aux premiers chiens domestiques de l’histoire.

Ce tout premier chien est certainement venu avec les tribus croates et plus généralement slaves.

Les plus anciens écrits « étrangers » concernant le Tornjak sont l’œuvre notamment de l’autrichien Laska (1905) et de l’allemand Stephanitz(1925) décrivant des chiens de troupeaux, croisés en Bosnie et Croatie, qui leurs étaient inconnus et que les autochtones appelaient « Tornjak ».

C’est la grande problématique de ce chien : avoir survécu en petit nombre dans des zones éprouvées par l’histoire, et n’avoir donc que peu d’écrits à son sujet avant la reconstitution de la race dans les années 70.

En conclusion, notre Tornjak moderne est certainement le descendant des tous premiers chiens domestiqués par l’homme il y a plusieurs millénaires, mais croisé et sélectionné au fil des siècles par les tribus croates puis par les Bergers Croates et Bosniaques selon les besoins spécifiques des Alpes Dinariques(type de terrain et surtout de prédateurs) pour arriver à un chien quasiment définitif au milieu du second millénaire de notre ère, lorsque les dernières peuples connus s’y sont installés et qu’aucune nouvelle génétique n’a pu être apportée à ce chien.

Que ce soit dans les années 1900 en hercegovine(photo ci dessus) ou au printemps dernier à côté de notre maison dans la Lika, l'élevage ovin, contrairement au bovin, n'a quasiment pas changé, seuls les poteaux électriques au paysage et les iphone aux oreilles des bergers(ci dessous) ont été rajoutés :)Que ce soit dans les années 1900 en hercegovine(photo ci dessus) ou au printemps dernier à côté de notre maison dans la Lika, l'élevage ovin, contrairement au bovin, n'a quasiment pas changé, seuls les poteaux électriques au paysage et les iphone aux oreilles des bergers(ci dessous) ont été rajoutés :)

Que ce soit dans les années 1900 en hercegovine(photo ci dessus) ou au printemps dernier à côté de notre maison dans la Lika, l'élevage ovin, contrairement au bovin, n'a quasiment pas changé, seuls les poteaux électriques au paysage et les iphone aux oreilles des bergers(ci dessous) ont été rajoutés :)

Histoire moderne : Standardisation et choix du nom « Tornjak : Berger de Bosnie Herzegovine et Croatie »

L’histoire « moderne » de la race, c’et à dire tracée par les plus hautes instances cynophiles, a débuté dans les années 1960-1970 : Une poignée d’amoureux Croates et Bosniaques(étant tous à l’époque « yougoslaves ») issus du milieu cynophile(de la feu société centrale canine yougoslave) s’est regroupée afin de lancer un programme de recensement, préservation et sélection des meilleurs spécimens de cette race typiquement dinarique connue à l’époque sous diverses noms : « tornjak », « toras » ou « dinarac ».

On peut citer le feu professeur vétérinaire Hrvoje Perkovic, originaire de Travnik en Bosnie, considéré comme le « père » de la race, infatigable défenseur du Tornjak de type « originel » et de ses qualités. On trouve sur internet une vidéo datant des années 80 où il tire un bref résumé du comportement et des qualités du Tornjak, que l’on retrouve encore dans les spécimens d’aujourd’hui.

Le Docteur Perkovic, accompagné d’autres cynophiles, mentor d’un bon nombre des plus grands éleveurs modernes dont Tomislav Raic, a parcouru des milliers de kilomètres en voiture mais aussi et souvent à pied, pour regrouper un maximum de sujets intéressants aussi bien esthétiquement que psychologiquement, pour lancer une sélection parfaite et conforme aux descriptions de ces écrits mais également aux propos des bergers. Il est important de saluer le travail monstrueux de ces pionniers, qui ont su sélectionner des chiens typiques sans rien perdre de leurs qualités bergères.

De nombreux spécimens furent exportés vers les plus grandes villes croates où la reproduction sous « surveillance » fût lancée, notamment grâce à l’énorme travail de Sandor Horvath. Suivant cette dynamique, la SCC Yougoslave créa la première commission pour la standardisation de la race à Zagreb en 1979. Mr Horvath nous rappelle dans l’un de ses écrits du début des années 2000 que les premières portées de Tornjak « PEDIGREE » issu de parents pedigree date de 1982.

La majorité des premiers spécimens sélectionnés étant originaire de Bosnie, ce chien fût logiquement baptisé "chien de berger bosniaque Tornjak".

D’ailleurs, les membres de cette commission avait à l’époque bien plus de soucis pour trouver des reproducteurs intéressants(notamment des femelles) que pour trouver un nom, et cette dénomination, de fait, ne gênait personne.

Mais suite à l’implication des croates et à la découverte de nombreux sujets en Croatie, il fallait bien se rendre à l’évidence que ce nom allait poser problème à bon nombre de personnes, puisque l’on savait que ce chien était non pas simplement originaire de Bosnie, mais également de Croatie.

La monté des sentiments nationalistes au cœur de la Yougoslavie dès le début des années 80 a malheureusement mené à des querelles sur le nom de ce chien, puis au début de la guerre civil en 1991, chaque camp a écrit sa propre histoire du Tornjak : reconstitué à partir de chiens majoritairement de Bosnie, il aura fallu batailler pour prouver que son origine est belle et bien dinarique(et fortement lié au peuple croate) et non pas simplement Bosniaque , et maintenant que deux sociétés canines distinctes possédaient un unique et même chien, le HKS décida de nommer son chien « chien de montagne croate : tornjak » pendant que la société canine bosniaque conserva l’appellation jusqu’à très récemment.

Pour comprendre ces diverses appellations, il faut se pencher sur l’histoire de cette région des Balkans et connaitre l’évolution de la population de ces deux pays modernes : La Bosnie actuelle est en gros constituée d’une partie des Alpes Dinariques pour 2/3 de son territoire et de la plaine de la Sava(« Posavina ») pour le reste au nord. Séparée de la Serbie par la rivière Drina à l’est, de la Croatie par la Sava au nord ,la Una à l’ouest, et la montagne Dinara au sud, c’est un pays dont les frontières administratives correspondent à la conquête Ottomane : La Bosnie faisait auparavant partie intégrante de la Croatie et est même le premier lieu connu de sédentarisation des tribus croates, qui se sont par la suite étendues et sédentarisées à l’ouest jusqu’à la Slovénie et au nord jusqu’en Hongrie(de nombreux Hongrois se nomment « Horvath », signifiant « croate » dans cette langue).

Les cynologues croates et bosniaques ont d’ailleurs longtemps travaillé non pas main dans la main mais en parallèle, encore une fois à cause de ces querelles sur la paternité de la race…

Timbres bosniaques à l’effigie de la race, signe de son importance dans ce pays

Timbres bosniaques à l’effigie de la race, signe de son importance dans ce pays

C’est ainsi qu’en 2003, les présidents des sociétés canines croates et bosniaques se sont retrouvés pour mettre en place un document stipulant des « différences » entre les souches « croates » et « bosniaques » de Tornjak, les 2 entités n’ayant pas forcement eu les mêmes directions au niveau de la sélection mais hélas, et surtout, on avait encore à faire à des querelles plus d’égo que de réelles différences entre ces 2 souches.

A la veille de la reconnaissance de la race par la FCI, la société canine croate, depuis la création du livre des origines du tornjak en fevrier 1992 comptait environ 1800 chiens enregistrés. En parralèle, le livre des origines bosniaques, instaurés en 1982, comptait en 2005 près de 2700 chiens. Ces deux sociétés ont respectivement reconnues officiellement l’ancien standard en 1998 et en 2004. Le standard définitif de la race est en très grande partie identique à celui rédigé par les 3 premiers auteurs : ANTE KOZINA, HRVOJE PERKOVIC et PETAR KRASIC, avec l’ajout de quelques subtilités par les deux sociétés canines.

Et finalement, le 22 février 2006, la race fût officillement reconnue par la FCI lors de son assemblée générale à Madrid, pour le chien n°355 nommé « tornjak : berger de Bosnie Herzégovine et Croatie » permettant ainsi à tout le monde d’être satisfait et à une race d'exception d'être reconnue officiellement!

Le Tornjak: Histoire et origines de la race

"L'historique de l'historique": Basé sur un travail de recherche de parutions et écrits entièrement en langue serbo-croate dont sont à l’origine, pour la quasi-totalité les cynophiles Stjepan Romić, Šandor Horvath et Hrvoje Perkovic, 3 des grands pionniers de la race dans les années 70 et rédacteurs du standard, et complété par d'autres documents essentiellement en anglais(pour l'origine des chiens de troupeaux) c'est un travail AMATEUR, fruit de la passion pour cette race d'un simple Croate passant près de 4 mois par an en Croatie, au cœur d'une région pastorale(Lika) où l'on trouve de nombreux tornjak, mais également d'avoir parcouru(et de toujours parcourir!) en long et en large de nombreux élevages et troupeaux aussi bien en Croatie qu'en Bosnie.

Liens vers les textes originaux:

http://www.tornjak.info/

http://www.bhtornjak.com/

http://www.tornjak.net/

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